Taille de pierre – Escaliers – Sculpture – Stages

L’escalier

 

flet2Massif ou sur voute dite sarrazine, droit ou balancé, avec ou sans limon, l’escalier reste un de mes exercices de prédilection dont la pose est toujours un moment unique.

De la conception à la pose, l’escalier, sous toutes ses formes, reste « un morceau d’architecture » qui procure de grandes satisfactions pour un professionnel. Certe, la multiplication des réalisations, c’est à dire une certaine expérience, peut bien sûr aider. Il n’en reste pas moins vrai que chaque escalier demeure une réalisation unique, un vrai problème technique à résoudre. En effet, la réalité de la construction montre que l’on est toujours très loin des tracés de principe.

L’escalier a pour fonction première de permettre de circuler d’un niveau donné à un autre, dans le confort et la sécurité. Chaque site induit donc un ensemble de paramètres particuliers dont il faut tenir compte et s’adapter. Généralement il est rare que l’on bâtisse l’édifice autour de l’escalier.

Concernant les escaliers balancés, c’est à dire qui épousent une courbe, en général les techniques de tracé consistent à corriger un premier tracé pour répartir plus ou moins harmonieusement les collets. Pour ma part j’utilise la méthode du balancement hélicoïdal, peu pratiqué.

C’est un tracé extrêmement rigoureux où rien n’est laissé au hasard et qui donne des résultats remarquables quelque soit la complexité du site. Ce tracé à aussi l’avantage de permettre de tracer des limons parfaits.

J’ai aussi pu constater que le tracé manuel d’une épure n’a pas d’équivalent  malgré les logiciels informatiques. Contrairement aux idées reçues, un escalier ne se calcule pas mais se trace. Les mesures sont inutile, Y compris la hauteur à monter qui se pige et se divise géométriquement en autant de parties égales qu’il doit y avoir de marches. (Ceci grâce à Thalès 547 av JC savant et philosophe grec).

Voir quelques réalisations d’escaliers.