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Taille de pierre

Des travaux de haute gamme même pour les plus simples travaux : c’est à tort que l’on associe systématiquement l’idée de surcoût aux actions manuelles spécialisées.

Il est pour moi important de distinguer la taille de pierre traditionnelle de la taille de pierre que j’appelle moderne.

J’entends par moderne, la taille exécutée à partir de blocs sciés 6 faces en usine, et d’ébauche à la disqueuse, et qui consiste à donner aux faces vues un aspect de taille à l’aide des principaux outils, boucharde le plus souvent mécanique, layage ou breture. La périphérie simplement marquée au ciseau, illusion de l’ancien. Les joints entre deux arêtes vives sont rectilignes et les appareillage d’une froideur mécanique. Ces aspects ne sont pas compatibles avec des appareillages anciens, restaurations de bâtiments classés ou monuments historiques.

Pour obtenir les mêmes textures il est donc nécessaire de revenir aux anciennes procédures, les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Si le fondement de la taille de pierre consiste à obtenir (à la main) un plan dégauchi à partir d’un bloc brut, les impératifs économiques sont tels qu’il est plus rentable d’utiliser des blocs scié.

L’expérience montre qu’une ébauche piquée à la broche sur un sciage, permet ensuite d’utiliser d’autres outils et d’obtenir des aspects de taille qui peuvent s’intégrer parfaitement dans le bâti ancien. Seules les ciselures résultantes de la logique de taille subsistent, avec leur vraie fonction. De même les faces de joints sont ébauchées et donnent ainsi une tout autre allure aux appareillages. Cette technique que j’ai souvent réussi à imposer dans les chantiers de monuments historique à toujours fait ses preuves, techniquement et économiquement. Et c’est à tort que l’on associe systématiquement l’idée de surcoût aux actions manuelles spécialisées.

C’est donc fort de cette philosophie professionnelle que nous avons pu réaliser tant d’ouvrages de grande qualité, dans la famille, et accumuler une quantité rare de références.

Sculpture dérivée du patrimoine

Quoi de plus formateur que de reproduire à moindre échelle des éléments sculptés dont regorge notre patrimoine en général, et le patrimoine roman en particulier.

Pour moi l’exercice est identique à celui qui consiste à dessiner ou à peindre in situ un bâtiment ou un tableau dans un musée. Il ne suffit pas de regarder mais d’apprendre à observer pour savoir ensuite restituer des méthodes. En quelque sorte une formation permanente. Créer en volume et restituer en trois dimensions n’est jamais simple et encore moins dans la pierre.

L’étude de la sculpture romane montre à quel degré de subtilité et de technique est parvenue l’époque médiévale dans l’expression de son imagerie.

La reproduction par moulage de ces fragments permet de faire partager à tous des objets aux sens forts. La plupart de mes modèles déposés font référence à la sculpture romane de Saône et Loire, avec la diversité de ses sites et de ses régions aux styles si variés. Mes miniatures sont une invitation à la visite des églises du Brionnais , du Chârollais du Clunysois, de l’Autunois.

Sculpture Armoiries

Les enseignes, emblèmes et symboles de l’antiquité sont sans doute à l’origine des ornements du moyen âge et la formation de l’art héraldique.

Le blason relève du domaine d’un art aux règles strictes qui marie l’esthétique des graphismes et de la composition, à la poésie de sa terminologie.

Que ce soit exprimé en gravure, bas relief ou haut relief les armoiries sont toujours d’un grand intérêt à sculpter, c’est une source de créativité illimitée.